8 Juillet 2017, voici les résultats de l'enquête sur l'ostéopathie exclusive, nouvelle génération.

 

Une enquête simple, réalisée sous Google docs, diffusée en ligne via Facebook et Linkedin, a été proposée du lundi 3 juillet au jeudi 7 juillet 2017, à 10000 ostéopathes pensés exclusifs, ou en formation pour le devenir.

Le recrutement a été fait via réseau, forum, groupe de discussion, et 40 partages mutualisés. 

Le taux de réponse est de 10,35%, propose un échantillon de 757 professionnels et 264 étudiants.

Après croisement de questions pour vérifications, l'échantillon retenu est de 1021 personnes.

 

Afin de faciliter la lecture des résultats, il sera présenté uniquement les données majoritaires, pour livrer les tendances explorées par les 20 questions à choix multiples, via des questions fermées.  Les résultats complets sont disponibles pour tous, sur simple demande adressée via mail : cyril.clouzeau@gmail.com

Le traitement des réponses s'est fait par simple comptage, avec parfois des sommes supérieures à 100 du fait de la possibilité de répondre à plusieurs items à chaque question. 

 

64% des personnes interrogées veulent s'investir dans l'évolution du statut de l'ostéopathie en France, en participant à des enquêtes (74%) principalement pour faire évoluer l'identité professionnelle (79%) vers un statut de profession de santé original (43%) ou paramédical (36%) voire médical (26%) alors que 15% ne veulent aucun changement, en considérant que le statut actuel est celui qu'ils veulent conserver.

 

46% souhaitent être encadrés par un ordre professionnel, alors que 33% préféreraient une fédération, voire 14% opteraient pour une association socio-professionnelle, de type syndicat, à condition que la cotisation annuelle soit symbolique (1euro) 22%, voire moins de 50 euros (20%) mais la majorité 32% opte pour une cotisation annuelle pensée entre 50 et 100 €.

 

L'ostéopathie conserve son unité pratique, puisque 94% ne la segmente pas en pratique, de type structurelle, viscérale , cranien, notant un très faible refus de manipulation (3%) et une tendance solide (46%) à ne vouloir modifier la pratique, en vue d'une pratique plus clinique (32%) plus scientifique (31%) voire plus rationnelle (17%). Ce qui n'est pas la tendance concernant les principes historiques, 39% ne souhaitent pas les "toucher" alors que 41% attendent une révision actualisée, pour améliorer les explications et communiquer sur les consultations (80%) qu'ils réalisent auprès de leurs patients (99%). seul 1% parle de client.

 

57% complète leur pratique ostéopathique par des test médicaux, 40% font confiance à une perception subjective, et 18% incluent une dimension énergétique à leur pratique, lors de tests. 

 

Concernant les conseils lors du traitement, 60% donnent des orientations nutritionnelles, 34% des indications phytothérapeutiques, 26% conseillent les huiles essentielles, et 22% les remèdes homéopathiques. 

 

Enfin, concernant les modalités pratiques, 61% pensent et travaillent manuellement en même temps, alors que 22% donnent au raisonnement une priorité qui conduit une pratique manuelle, contre 15% qui laissent leurs mains agir, en "débranchant le cerveau", la majorité (54%) étant bien évidemment conscient du rôle fondamental des mains, et du rôle unique de la rencontre, car 79% composent le traitement avec le patient, au moment de la rencontre, sans présupposé, ni axes prédéfinis.

 

Ces modestes indications reflètent les tendances des nouvelles générations d'ostéopathes, ceux qui n'ont eu de formation que celle delivrée dans les écoles d'ostéopathie, et qui pour les professionnels (757) pratiquent depuis moins de 10 ans (88%) voire moins de 5 ans qui est la catégorie la plus représentée (42%), contre ceux pratiquant officiellement depuis plus de 20 ans (2%).

 

Voila, cette présentation exploratrice est terminée, et aura permis d'identifier des tendances, des répondants, pour réaliser une étude plus formelle, et méthodologique, dans les mois à venir, pour un projet de recherche épidémiologique, sociologique, et anthropologique, qui continuera à penser la recherche possible en ostéopathie. Merci à tous les participants, et bel été, RDV en septembre 2017 pour une très belle rentrée.

Un petit édito, car cela fait longtemps .... 18 Juin 2017, 4h39

Silence ? ... Période dense : voir, rencontrer et saisir les attentes, demandes pouvant cadrer ce projet, pour avancer sereinement vers une belle rentrée opérationnelle en septembre 2017.

37 membres, que je vais bientôt solliciter pour produire leurs bibliographies, et remplir la mission affichée, partager des savoirs critiques commentés.

Ni blog, ni forum, ni site, ni société savante, juste un lien vers ceux qui peuvent penser un éclairage de l'ostéopathie, à une époque où l'on peut penser l'ostéopathie connue et reconnue, alors qu'en bien des faits, nous en sommes loins, ne serait-ce que pour expliquer sur quels fondements elle repose...

La diviser, en prendre qu'une partie est facile, mais non efficient, l'ostéopathie est une, unique, et originale, elle se déploie chez des ostéopathes qui la personnalise, mais le lieu de differenciation n'est pas cette autre médecine, mais bien ce que chacun en fait, comme chacun la pratique, et surtout comme il la pense. 

Editorial du 17 mai 2017, 5h55

L'idée progresse, le projet avance et se formalise autour d'un réseau collaboratif d'experts partageant leurs ressources, médiatisée par une plateforme en ligne de bibliographies gratuitement disponibles, permettant un regard pluriel et critique sur l'ostéopathie. Les bibliographies seront annotées de commentaires des chercheurs qui les ont utilisées, pour indiquer les raisons de leurs choix méthodologiques.

L'ambiance "amicale" est une caractéristique fondamentale, et faire de l'ostéopathie et des sciences  des amies, est exactement je que j'entends initier, en étant vraiment ravi de pouvoir à ce jour, compter sur deux nouveaux membres, illustrant parfaitement l'esprit de l'association, un docteur en physiologie, et un doctorant en ingénierie cognitique, qui ne sont pas ostéopathes, mais qui la connaissent, la côtoie, et surtout qui, comme tout scientifique humaniste instruit et critique, optimiste et confiant, savent regarder l'avenir.

Editorial du 30 avril 2017, 5h35

C'est en ce jour, de fin avril, que notre association devient officiellement internationale avec l'arrivée de nos amis canadiens, qui ouvrent le champ mondial du partenariat. C'est un réel plaisir que de percevoir les possibilités de ces synergies, et de penser que, nous allons avancer, concrètement, et scientifiquement. Mais ne nous trompons pas, nous avons le temps de penser les sciences qui peuvent soutenir notre ostéopathie exclusive. Car l'ostéopathie doit être spécifique, donc précisée et argumentée, sinon disparaître.

Si nous ne parvenons pas à montrer les paradigmes, concepts, objets et finalités de notre pratique, avec des mots justes, clairs et précis, alors c'est que l'ostéopathie n'a pas la dimension qu'elle mérite.

Je saurai rencontrer les acteurs, les critiques, les promoteurs et détracteurs, pour penser ensemble, comment aider à légitimer, mais à rendre notre ostéopathie partenaire de la médecine, dans un futur où nous travaillons ensemble, car les maladies nouvelles, le style de vie nouveau invite à penser la santé en équipe, et vraiment en équipe, autour d'une réflexion sur le corps, et ses ressources complexes mobilisables.

Editorial du 24 avril 2017, 8h09

Voila un mois que l'idée est née, que le site se construit, et se précise autour d'une bibliothèque en ligne de bibliographies personnelles qui va s'enrichir progressivement des articles et références que chaque membre, en lecteur critique, expert dans sa discipline scientifique, propose à tout ceux qui cherchent des références pertinentes pour penser l'ostéopathie clinique, moderne, et rationnelle, sans la déraciner de ses origines américaines, mais pour la pensée exclusive, et complémentaire à la médecine dans l'offre de soin en france pour les années à venir.

L'ostéopathie n'appartient qu'à elle même si elle sait se structurer, définir son objet, ses paradigmes, et ses principes, ses recommandations de bonnes pratiques, ses effets indésirables possibles, pour s'offrir à une étude critique qui la propose en médecine car elle en a l'essence.

Alors, chercheurs, penseurs, critiques, ostéopathes ou non, rejoignez-nous, et venez nous aider à construire l'épistémologie qui manque à ce jour à l'ostéopathie. Ensemble nous pensons mieux, pour ajouter à nos mains qui perçoivent justes, des mots et concepts justes, éthiques, vrais, et spécifiques.

Editorial du 6 avril 2017, 4h11

Penser le développement utile de cette association et de son site support passe par son identité fonctionnelle

Qu'est-ce que c'est ? Réponse simple : une plateforme de partage de savoirs critique sur l'ostéopathie.

Une mise en commun, à disposition mutualisée de documents relatifs à l'ostéopathie, édités par des auteurs légitimes en sciences, qui ont une formation universitaire, un grade, une charge de cours, qui repèrent et séléctionnent des articles, ouvrages, revues soumis à une lecture critique, pour donner accès à des contenus pensant l'ostéopathie par les sciences, toutes les sciences.

Comme si chaque chercheurs partageait sa bibliothèque personnelle concernant la recherche en ostéopathie.

Comme si chacun offrait ses recherches bibliographiques aux autres, dans un partage simple et libre des connaissances critiques permettant de mieux définir, caractériser, les principes et la pratique de l'ostéopathie. Voila, ce qui peut motiver chaque penseur-chercheur-acteur de l'ostéopathie à nous rejoindre.

Editorial du 1er Avril 2017, 4h13

Après une réunion de concertation pour le pilotage et les axes pensés à la Villa Juliette, il a été décidé de confirmer ce site, comme plateforme d'échange, comme lieu de partage où pourront être mis en ligne tous les contenus susceptibles d'aider la construction des savoirs en ostéopathie.

C'est donc avec une joie et un enthousiasme non dissimulés, que je vous réaffirme mon engagement à contribuer à une précision de la science ostéopathique, pour sa spécificité, sa singularité complémentaire à la médecine, et intégrée à l'offre de soin en France pour le futur.

Ce site tentera donc d'exposer ce qui est produit dans le domaine de la recherche en ostéopathie, de façon sure, fiable et partageable, afin de permettre une caractérisation des modalités pratiques, des paradigmes, des principes directeurs des praxis et des modalités réflexives opérationnelles en ostéopathie.

Oui, il place l'ostéopathie en médecine complémentaire, exercée par des praticiens exclusifs, qui doivent faire le choix délibéré de pratiquer l'ostéopathie exclusivement, en une vraie médecine ostéopathique.

Oui, il sera question de penser justement et précisement son statut de science, son statut de médecine, d'une autre médecine, exclusivement manuelle, exclusivement naturelle, qui s'adresse à des humains, qui souffrent, et dont on peut proposer un autre équilibre, personnalisé, optimisé, intégrant l'être, son cadre de vie, son environnement, son comportement, ses émotions, ses pensées, ses corps et son corps, pris comme un système, c'est à dire que toute partie du corps a son importance, et sert les autres parties, dans une synergie de vie harmonieuse et qui, en une conception émergente propose bien plus qu'une addition de compétences.

Oui, dans le corps humain, le tout vaux plus que la somme de ses parties constituantes, et c'est bien à partir de ce constat du mystère humain, ce beau mystère, que nous allons proceder à une explicitation argumentée de la posture ostéopathique, enfin, plutôt de la posture de l'ostéopathe, car l'ostéopathie n'existe pas tant qu'elle n'est pas incarnée, pensée, en une subjectivité humaine, qui la fonde, qui lui donne mouvement.

Editorial du 29 mars 2017, 3h54

Merci de votre visite, de votre soutien et diffusion potentielle, et, bonne lecture.

Ce site présente l'activité de l'association Ostéopathie & Sciences, idée devenue concrète le 24 mars 2017

 

L'enthousiasme des premiers jours conforte la motivation à produire un contenu digne et stable, pour placer l'ostéopathie dans la grande famille des sciences humaines, puisqu'elle répond, par certains de ses actes à un exercice de la santé, de la prévention, au plus proche des facultés humaines d'auto-régulation, d'auto-adaptation à son milieu environnant, dans un modèle complexe, largement bio-psycho-socio-environnemental, dont il faut penser les contours et les modalités opérationnelles.

Des amis, universitaires, penseurs, soignants, chercheurs, nous rejoignent dans cette initiative, tout en conservant évidement leurs activités, car notre collaboration reste en pensée, et en acte par des échanges de savoirs, car nous sommes plusieurs à penser que l'humain moderne n'a pas encore pris conscience de ses grandes capacités et que le mode de vie actuel laisse de moins en moins de place à l'émergence des physiologies adaptatives personnelles, pour lesquels, nous humains sommes égaux.

 

Nous disposons de ressources mentales, psychiques, physiques incroyables, et nous n'osons pas explorer les potentiels dont nous disposons, laissant parfois le quotidien nous envahir et nous faire subir la pensée des autres, le comportement des autres, les idées des autres. Soyons en premier autonome, libre avec des droits, des méthodes, et un art de vivre. Et vivons concrètement notre corps, nos élans, nos potentiels vitaux.

Il faut être critique, et s'apercevoir que l'humain n'est ni machine, ni objet. Nous penserons donc les sciences à partir de l'homme, dans sa belle subjectivité, pour penser des paradigmes qui l'inclue, et qui ne rejettent pas cette naturelle poétique humaine. Les sciences sont un savoir construit par les humains qui valorisent et mettent en avant les rationalités, exercices appliqués ou théoriques de la raison, qui ne peut qu'être humaine.

 

Les sciences se doivent donc de se reconnaitre humaines. L'ostéopathie se doit d'être pensée non en objectif, mais en pratique humaine, réalisée par des ostéopathes. Il est plus porteur de la penser en intersubjectivité, en objectivant des praxis, que de tenter d'isoler une objectivité réductrice, qui ne la saisit pas, qui ne voit pas et ne sent pas son essence, son humanité. Les sciences peuvent et doivent produire de quoi penser un futur plus adapté, plus juste, et raisonnable, éthique et surtout, un futur qui donne envie, qui autorise les rêves les plus fous, comme celui de penser l'acte de soin consistant à regarder autrui, comme un autre soi, dont on veut qu'il vive autant que son potentiel lui permet, en pleine ataraxie. 

 

L'association des sciences pour un regard pluriel sur une autre médecine, pour une autre façon de penser sa santé, en privilégiant la physiologie d'après son anatomie ajustée, pour une prévention adaptée, personnelle offrant une santé optimisée. Si je devais retenir un mot ? Optimiser !

Une devise ? A bon vouloir, ne défaut la fortune, pour autant qu'elle soit humaine.

Ostéopathie & Sciences ? 

Un titre qui peut surprendre, à plusieurs raisons, tentons de les proposer  :

 

1  Peut-on associer l'ostéopathie et les sciences ?

2  Est-ce un signe et ? ou ? Comment articuler cette thérapeutique manuelle à la dimension scientifique ?

3  Quelle science choisir pour regarder l'ostéopathie ?

4  N'y a t-il pas de faute d'orthographe ou de saisie, il y a bien un "s" à sciences ?

5 Alors la question  n'est-elle pas : Quelles sciences choisir pour regarder l'ostéopathie ?

6 Ne faudrait-il pas d'ailleurs un "s" à ostéopathie ? Car n'y en a t-il pas plusieurs ?

7 Autant d'ostéopathie"s" que d'ostéopathes ? donc 27270 ostéopathies ?

8 Et quelles ostéopathies est la plus ostéopathie ? Ostéo-articulaire, viscérale, cranienne, tissulaire ?

9 Mais sur quel paradigme repose la pratique ostéopathique d'abord ?

10 Et quel est l'objet de l'ostéopathie ? Y'en a t-il un ? Si l'objet est un sujet ? Et l'ostéopathe aussi ?

11 Ne pourrait-on penser l'ostéopathie en intersubjectivité d'un soignant en lien avec un soigné ?

12 Quelle anthropologie donner à la pratique de l'ostéopathie ?

13 Pourrait-on penser la pratique par un regard psychanalytique ? Historique ? Phénoménologique ?

14 Comment faire parler la pratique, comment dire ce que la main perçoit ?

15 Comment penser la perception en ostéopathie ?

 

Vous l'aurez compris, la liste des questions pourrait être bien plus longue, elle ne se veut exhaustive.

Car l'ostéopathie interroge, interpelle, et ne laisse sans avis, pas d'indifférence ostéopathique.

On aime, on consulte, on croit, on y souscrit, ou on rejette, on exclue, ce qui est un nouveau recours pour les patients, puisque, 1 français sur 2 a déjà consulté un ostéopathe.

Oui, mais, qui consulter ?

Un vrai ! Vrai parce qu'il y a des faux ? ou vrai pour authentique ? Et d'ailleurs, je me demande....

Qu'est-ce qu'un vrai ostéopathe ? comment savoir ? Quels éléments critiques, quels indicateurs de rigueur, de méthode, de serieux clinique, et puis quelle efficacité clinique tiens ?

Quelles études pour prouver l'efficacité de l'intervention d'un ostéopathe ?

Quels essais cliniques pour rendre compte de ce que fait réellement l'ostéopathe ?

 

Alors, des questions, des questions, des doutes, des hypothèses, oui, voici venu le temps, non pas des rires et des chants, dans l'île aux enfants, mais  voici venu le temps d'une approche multi, inter, transdisciplinaire pour penser l'ostéopathie qui depuis 1950, en France, qui, depuis 1917 en Angleterre, qui depuis 1874 aux Etats-unis, existe, se développe, progresse, produit du mieux vivre, aide au processus de guérison, voici venu le temps de comprendre comment !

Cette longue introduction pour expliquer les raisons de ce site.

Ni publicitaire, ni promotionnel d'une organisation, d'une école, d'un groupe, non un site collaboratif, libre, independant, ne déclarant aucun conflit d'intérêt, où les déclarant quand il y en a. Un site, sans vidéo, sans effet médiatique, un site qui expose les données actualisées des sciences permettant de penser l'ostéopathie comme médecine complémentaire dans l'offre de soin en france pour le futur, ce futur qui propose des pathologies multi-factorielles, sur des modèles non exclusivement biologiques, mais beaucoup plus complexes que le réductionnisme positif aurait pu les penser, des modèles bio-psycho-sociaux-environnementaux !

 

Comment y parvenir ?

Avec des professionnels, qui livrent leur expertise, dans leur champ de compétences, convoquant donc toutes les sciences, toutes les méthodologies permettant un regard critique, pour dire, pour expliciter et produire des savoirs sur l'ostéopathie. Ni militantisme, ni posture favorisante, des opinions, mais surtout des faits, des hypothèses à tester, des études, des articles, une bibliographie actualisée, qui propose un progrès, ou une démarche critique constructive, modérée par des penseurs reconnus, sages et prudents, qui en toute ethique et sans intérêts financiers viendront compléter l'équipe, une belle équipe, qui pense.

 

Cette synergie mutualisée des intelligences collectives sera au service d'une sémantique de la pratique, et d'une édition de savoirs, pour que l'on puisse, juger de la rationalité, de la construction, d'une pratique, d'une médecine, qui pourrait trouver sa place, avec ses finalités, ses modes opératoires, et ses praxis humaines, pensées, juste, pour un bien vivre ensemble la médecine de demain.

 

Il est 5h, et ce n'est pas Paris qui s'éveille, mais Lyon, car évidemment, le site est porté par une association, Ostéopathie & Sciences, elle-même portée par des individus, des personnes, qui y souscrivent avec une raison une éthique, une démarche saine et pensée pure pour une visée juste et bonne.

 

J'anime ce site pour sa naissance officielle ce 24 mars 2017, et invite ceux, tous ceux, qui pensent l'ostéopathie avec méthode, avec finesse, avec critique et pertinence, à penser pouvoir rejoindre notre équipe, qui j'espère aidera à penser les complémentarités des sciences, complémentarités de pratiques de soins, les synergies des parcours de soins, de santé, de vie, et de ce fait, les complémentarités des êtres, des humains car je crois que nous partageons les mêmes desseins, alors dessinons ensemble les contours, les contenus, de ce qui peut animer un futur ensemble. Il est vraiment temps de donner au concept de transdisciplinarité une réalité concrète.

Il est temps de produire une juste cohérence médiatrice des pensées subjectives, médiane des paradigmes éprouvés, ou simplement nouvelle philosophie de la pratique ostéopathique.

Il est temps de ne plus utiliser ce dont on sait ne pas convenir, mais utilisé à defaut de mieux.

C'est à défaut de mieux, que l'on se complait dans l'inertie, et nous, voulons un mouvement dynamique vers le mieux expliquer, vers le mieux penser, vers le soin pour les patients évidemment, mais par les explications éthiques, rationnelles et ouvertes à une cohérence de la théorie et de la pratique.

Depuis cinq ans, une vague d'ostéopathe se forme aux sciences aux méthodologies dans des universités qui ont ouvert leurs portes, et nous voulons unir ces efforts, nous voulons réunir les travaux qui servent l'ostéopathie, nous voulons que cela soit utile. Utile pour tous, et transmissible, accessible, pensé.

La production de savoirs est un marqueur de cette opérationnalité.

 

Je suis Cyril Clouzeau, ostéopathe à Lyon, depuis 2001, et apprenti chercheur, curieux des sciences, et curieux des modalités pratiques et reflexives mises en jeu en ostéopathie, cette magnifique manière de prendre soin d'autrui, qui m'enthousiasme, et m'étonne depuis 16 ans. Alors j'ai envie et j'ose proposer de partager tout ce que je sais, avec vous, et j'aimerai juste que vous acceptiez de partager tout ce que vous savez, avec moi. Mais, une question : D'où savez-vous ce que vous savez ?

 

Comment savez-vous d'ailleurs que vous savez ?  Et que savez-vous ?

Comment se sont établis vos connaissances ? Par lectures ? Pratiques ? Expériences ? Intuitions ?

Oui, vous pouvez librement penser que demain il fera jour, parce que le soleil va se lever, mais pour autant, qu'est-ce qui vous autorise à penser que ceci est possible voire vrai ?

Quels éléments vous permettent de penser que le soleil se levera demain ?

Parce qu'il s'est levé hier, et avant hier ? C'est ça ?

Tiens, si l'on pensait sur quels fondements, ou plus simplement sur quoi reposent nos savoirs, nos croyances, nos certitudes ?

C'est bien ce que je vous propose : Posons-nous ensemble les questions qui entrainent des questions....

Je ne sais pas quel sera le devenir de cette proposition, mais, en rencontrant tant de personnes brillantes qui pensent l'ostéopathie seule, dans leur coin, j'ose imaginer que les féderer, les faire se rencontrer réellement ou virtuellement via internet, par un site, plus pratique et moderne qu'un journal, est possible.

C'est entre nos mains, vraiment, alors essayons !

En tant qu'enseignant, on expose des connaissances, souvent on repète ce qu'on a lu, ou plus souvent entendu de nos pairs, voire de nos pères en ostéopathie, mais avons-nous fait l'effort de vérifier les concepts, les dates, les anecdotes que nous proposons aux nouveaux ostéopathes ?

Pas toujours...

Moi ? J'ai répété des bêtises par ignorance, par économie de recherche, dans un continuum pseudo historique convenable à ma posture, à l'époque. Mais encore hier, je pensai Still lecteur de Spencer, et encore avant hier, je croyais que.... et disais que.... mais depuis ma rencontre avec ceux qui remontent aux sources, ceux qui cherchent avec méthodes, je déclare ouvertement m'être trompé, et avoir cédé à la facilité de la répétition des pseudo-normes culturelles acquises et entendues en ostéopathie.

Aujourd'hui pourquoi changer ?

Mais pour demain, pour ceux à qui on transmet !

Pourrions-nous admettre de préferer transmettre ce qui est plus juste ?

Pourrions-nous accepter, nous, ostéopathes, de dire, d'écrire ce qu'on fait, et de montrer qu'on pense notre pratique, et que, ce n'est pas juste une main qui se pose, mais des mains qui se posent, qui accueillent, qui reçoivent, et qui, vraisemblablement, n'agissent pas seules, car entre nos mains, certes le patient s'y loge, mais entre nos mains réside notre corps, notre esprit, notre raison, notre pensée, notre expérience, notre vécu, nos évènements de vie, notre vie, oui, il faut penser cela. Et c'est possible, oui nous pouvons !

L'ostéopathie étant américaine, je cite B.Obama, Yes, we can ! mais surtout : Yes we'll do !

 

Nous approchons du terme de l'impulsion initiale que je voulais donner, impulsion symbolique donnée le 24 mars où l'arrondissement où je vis, Lyon 9, a été rattaché à la belle et grande ville de Lyon. Quel symbole ? Penser l'ostéopathie comme mon quartier, mon arrondissement, et en ce jour, le rattacher à la belle et grande villes des sciences, voilà ce que j'ai cru bon de penser avec quelques amis penseurs, et je me donne un an, pour faire de cette idée, une réalité, pour produire des savoirs et non simplement les exposer. Nous verrons si cela se manifeste en simple idées partagées ou journal, ou livre, ou article.

Rdv donc le 24 mars 2018, pour écrire et vous dire, si, l'aventure continue.

Et remplacez, dans les textes, les écrits, tous les "je" par "nous".